Sur la route

« On dira que les rencontres font les plus beaux voyages »
 Zaz
J’ai réellement compris cette phrase en juillet 2013, en rencontrant un couple d’Anglais avec qui j’ai partagé une soirée lors de mon voyage en Croatie.
La rencontre est le fondement même du voyage, là où le tourisme ne fait qu’exposer une diversité culturelle en omettant le partage avec l’autre.
Voici tous ceux qui ont marqué mon chemin, quelque soit la forme de leur contribution.

EUROPE ET RUSSIE

untitledantonvictoriaAlicia et son "mouch"P1060719

 

 

ASIE

Batka et la cuisiniereP1070003P1060930Les 6 filles de l'ecole de medecineP1070570Mes roommatesDiner en famille

Ann

Ann, Mongolie
Ann (de son nom complet Ankhiluun) est professeur d’anglais et de coréen dans la petite ville d’Öndörhaan, rebaptisée récemment Chinggis en l’honneur de Chinggis Kahn qui vit le jour dans l’Aimag. Originaire d’Oulan Bator, la capitale, elle decide de s’installer dans une petite ville dépourvue de professeur de langues et de créer son Learning Language Center.
Avant de monter son entreprise, Ann travaillait pour l’église et était missionnaire dans les Philippines. Apres quelques déboirs, elle décide de consacrer sa vie à sa deuxieme passion, les langues, tout en aidant les gens et en s’impliquant dans l’église de sa nouvelle ville d’attache.
batkaBatka, Mongolie
Batka est institutrice de maternelle dans la ville de Hölönbuir. Alors que je venais de me faire tremper par la pluie et que je m’appretais à planter la tente au milieu de nulle part, elle m’a gentiment accueilli dans sa maison et a partagé son lit avec moi pour que je dorme au mieux. J’ai eu la chance de partager le diner, le petit dejeuner et le diner avec elle et ses amies avec qui elle travaille.
Une tres belle rencontre bien que Batka ne parle pas un mot d’anglais et moi tres peu le mongol. J’ai pris conscience en cet instant comment sans rien avoir de ce que le monde occidental vante comme confort et luxe, elle m’avait ouvert sa porte et offert le plus beau des cadeaux: l’hospitalité.

Lisa

Lisa, Chine
J’ai rencontré Lisa à Pekin ou je partageais la meme chambre qu’elle à l’auberge de jeunesse. Lisa a 20 ans mais la sagesse d’une personne bien plus âgée! Elle étudie à Fuzhou dans la province du Fujian, où habitent aussi ses parents. Passionnée par les livres, elle a deux rêves : habiter dans une ville avec une grande bibliothèque et partir etudier aux Etats-Unis.
Avant de commencer l’université, elle s’etait vu offrir une bourse lui permettant d’étudier gratuitement à Rennes mais elle l’a refusée. Depuis, elle est partie étudier un semestre à Taïwan l’année dernière et travaille d’arrache pied sur son TOEFL pour pouvoir s’envoler un jour vers une nouvelle contrée.
Les conversations que j’ai pu avoir avec Lisa m’ont prouvée que l’age ne définit en aucun cas une personne et son esprit. J’ai été heureuse de partager une tranche de vie avec sa famille qui m’a ouvert les portes de sa maison et de son coeur.

NuageNuage (Yun), Chine
Nuage a elle aussi 20 ans et vient de terminer sa premiere année de médecine occidentale dans la ville de Taishan. Je l’ai rencontré dans le petit hotel de trois chambres ou j »ai passé la nuit. Originaire de Linyi, elle travaille à temps partiel en tant que serveuse dans un restaurant pour payer ses études.
Pendant l’année universitaire, elle partage un dortoir avec 7 autres filles et paye pour cela 200 yuans (25 euros) par mois. Nuage ne pensait pas que la médecine serait une matiere si diffcile et se demande si elle a bien fait de choisir cette voie.
Elle est d’avantage passionnée par le chinois qu’elle aurait aimé étudier à l’université, et par les voyages. Cet été, elle va travailler pour mettre suffisamment d’argent de coté et partir visiter le sud du pays en 2015.

AmeliaAmelia, Chine
Amelia (de son vrai nom Yun, Nuage) a 21 ans et est étudiante en Italien et en Cinéma à Pékin. L’été, elle rentre chez elle dans la province du Fujian, dans un petit village de Tulou ou vivent ses grands-parents, sa mere et son frere dans une maison qu’ils partagent. Sa mere travaille dans la police tandis que sa grand-mere cueille le the et que son grand-pere travaille pour l’entreprise de son oncle, une fabrique de granules pour cochons.
Si tout se passe comme prévu, Amelia partira étudier un an dans le nord de l’Italie (Milan ou Turin) à la rentrée 2015.
Amelia m’a gentiment ouvert les portes de sa maison en ce premier jour du nouveau mois chinois et m’a fait visiter les fameux Tulou des environs. Ses grands-parents possédaient un restaurant et j’ai pu me régaler à plusieurs reprises des delicieux plats qu’ils ont concocté.

AUSTRALIE

Heidi, Oliver et Ian

 

Heidi, Oliver et Ian, Australie
Heidi et Ian habitent Newcastle, la 8e plus grande ville d’Australie. Heidi est professeur et directrice adjointe dans une école pour enfants mal-entendants; tous les enfants de cette école ont un coquelet implanté qui leur permet d’entendre et ils apprennent à parler grâce à cette école, et non à utiliser le langage des signes. Ian a repris un emploi salarié il y a un an et évalue la valeur marchande de biens immobiliers dans la région. Précédemment, il avait monté son entreprise d’audit dans le domaine de l’environnement. Avec le changement de gouvernement, la priorité n’est plus à la protection de l’environnement et à la réduction de la pollution; Ian a du mettre la clé sous la porte et a pris le temps de la réflexion avant de travailler à nouveau dans un domaine qu’il connaissait. Alors que cela faisait douze ans qu’ils n’avaient plus de voiture, ce nouvel emploi les a contraint à en acheter une. Tous deux travaillent à 80% et ne souhaiteraient pour rien au monde changer cela. Ils ont un réel équilibre entre vie privée et vie professionnelle, et le fait de ne pas avoir de voiture leur évitait jusque là des dépenses importantes, qu’ils pouvaient compenser par un temps de travail réduit.
En famille, ils ont traversé le Laos et la Thaïlande pendant deux mois, le Vietnam et le Cambodge pendant la même durée. Les paysages de Nouvelle Zélande, couplés à un effort physique intense, ont tellement émus Heidi qu’arrivée au col, les larmes lui sont montées aux yeux. La Tasmanie leur a aussi réservé de belles surprises et des paysages grandioses. Aujourd’hui leur fils Oliver, 14 ans, a pris goût au vélo et pratique le vélo de course en équipe.
Cette famille fut une vraie révélation: dans un pays où beaucoup se mesure par l’argent, ils ont su trouver un équilibre où leur bonheur se mesure autrement. Une petite maison cossue, une vie de famille pleine d’entrain, de solidarité et de convivialité, et l’envie d’apprendre et de partager chaque jour en ont fait mon meilleur souvenir en Australie en 2014.

CharlieCharlie, Australie
Charlie a 18 ans et habite Bathurst à 200 kilomètres à l’ouest de Sydney. Lorsque je le rencontre fin décembre 2014, cela fait un mois qu’il travaille dans un magasin de vélo après avoir fini le lycée. Il est inscrit en fac d’études de l’environnement mais ne se sent pas de s’endetter de 60.000 dollars tous les ans pour suivre ses études. Il s’est rendu quelques mois auparavant au Danemark pour une conférence avec des amis du lycée où ils représentaient l’Australie. Là-bas, il découvre un pays où la plupart des gens roulent à vélo et paraissent en bonne santé (et où le taux d’obésité est beaucoup moins important que dans son pays). A son retour, il se met donc à se déplacer à vélo, bien qu’il possède une voiture léguée par sa grand-mere. « Les gens pensent que parce que tu roules à vélo, tu es pauvre. Mais moi j’aime rouler à vélo, je trouve ça beaucoup plus sympa que la voiture. Et puis je garde la forme! » Il décroche un contrat d’un an pour travailler dans un magasin de vélo. Pendant son temps libre, il pédale jusque dans les Blue Moutains, abandonne son vélo et part randonner, généralement pendant deux semaines, avec dans son petit sac à dos un hamac, un tarp et un couteau suisse. Pas de sac de couchage: « Lorsque le froid me réveille vers 3 heures du matin, je me lève, commence ma journée. Et je fais généralement une sieste dans l’après-midi quand il fait plus chaud. » Pour se nourrir, il utilise ce que la nature lui procure: des plantes, des animaux qu’il chasse. Je ne pensais jamais rencontrer quelqu’un d’aussi jeune capable de faire une chose pareille. « La plupart de mes amis sont sur Facebook, ils boivent, ils fument. Je ne bois pas, je ne fume pas; c’est pas mon truc ». Une rencontre étonnante, authentique et complètement inattendue.
Chevres
Lindsay et Cheryl
La petite canadienne
Mec qui m’a prete sa maison
Christelle et Jerome, Tasmanie
Lindsay et Matt
Jenn, Tasmanie
Gaetan

NOUVELLE ZELANDE

David
Jimmy
Joy
Anne
Bastien, Alban et Damien
Berenice
Richard et Rachel
Andrew
Publicités

3 réflexions au sujet de « Sur la route »

    gilberte.mace@wanadoo.fr a dit:
    4 août 2014 à 10 h 03 min

    tes rencontres sont drolement riche.Je ne pensais pas qu’il puisse y avoir tant de monde de part les pays.bisous

    Richard Raymonde a dit:
    27 janvier 2015 à 14 h 18 min

    a 18 ans il a la tete sur les epaules ce jeune.

    Tania a dit:
    5 février 2015 à 0 h 28 min

    Wouaoouuh! Le Charlie il est top!! Ouf et completemt inattendu pour son âge! C’est lui qui etait venu t’aborder n’est-ce pas?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s